Présenté en 2017, le Tesla Semi va bientôt franchir l’Atlantique. Le constructeur donne rendez-vous en septembre pour dévoiler sa version européenne, face à des concurrents qui, eux, n’ont pas attendu.

Le camion électrique Tesla prépare son arrivée en Europe. ©Tesla
Le camion électrique Tesla prépare son arrivée en Europe. ©Tesla

Il aura fallu près d’une décennie à Tesla pour faire du Semi autre chose qu’une spectaculaire promesse. Après avoir progressivement lancé sa production aux États-Unis et convaincu ses premiers conducteurs, le camion électrique s’apprête à s’attaquer au marché européen. Et cette fois, Tesla donne une échéance précise.

Dans un message publié sur son compte X officiel, Tesla Semi annonce ainsi que les « spécificités et les détails du lancement du Semi en Europe » seront dévoilés lors de l’IAA Transportation, à Hanovre, en Allemagne. Un salon qui se tiendra du 15 au 20 septembre 2026.

Tesla va devoir adapter son Semi au marché européen

D’autres interrogations demeurent, notamment concernant la recharge. Le réseau Megacharger développé par Tesla existe aujourd’hui aux États-Unis, tandis que le standard MCS commence seulement à se déployer sur le Vieux Continent. La capacité de Tesla à proposer une infrastructure adaptée sera donc presque aussi importante que les performances du camion.

A cela viendra s'ajouter une concurrence déjà bien installée. Volvo, Mercedes-Benz, Renault Trucks, DAF ou encore MAN proposent déjà des poids lourds électriques destinés aux longues distances. Le retard accumulé par Tesla lui laisse donc moins de place pour jouer la carte de la nouveauté.

L’annonce est importante, même si le Semi ne pourra pas débarquer en Europe avec les mêmes caractéristiques que son homologue américain. Tesla revendique actuellement jusqu’à environ 800 kilomètres d’autonomie pour sa version Long Range, avec une batterie de 822 kWh.

Une donnée associée à une configuration américaine pouvant atteindre environ 37 tonnes de poids total roulant, tandis qu'en Europe, la réglementation autorise généralement 40 tonnes, voire 42 tonnes pour certains véhicules zéro émission.

Les chauffeurs américains ont déjà validé le concept

Cette arrivée européenne intervient néanmoins à un moment intéressant pour Tesla. Comme nous l’évoquions déjà en mars, les premiers conducteurs américains ayant pu prendre le volant du Semi se montrent particulièrement enthousiastes. Transmission automatique, position de conduite centrale et visibilité améliorée font notamment partie des qualités mises en avant par les professionnels.

Tesla dispose également d’un argument supplémentaire, à savoir l’autonomie. Aux États-Unis, certains transporteurs estiment que les quelque 800 kilomètres annoncés permettent d’envisager des rotations auparavant difficiles avec leurs camions électriques. Reste maintenant à savoir si cette recette, qui semble séduire les premiers chauffeurs, fonctionnera aussi sur les routes européennes. Premiers éléments de réponse en septembre à Hanovre donc.

Le constructeur commence déjà à engranger des contrats significatifs, à l’image du déploiement annoncé de 500 Semi par Einride en Amérique du Nord à compter de la rentrée.